• Home  
  • Communication/ Actions sociales, professionnalisation, accompagnement…: De 2021 à 2025, ces réformes d’Amadou Coulibaly qui apportent beaucoup au secteur
- A LA UNE - CULTURE

Communication/ Actions sociales, professionnalisation, accompagnement…: De 2021 à 2025, ces réformes d’Amadou Coulibaly qui apportent beaucoup au secteur

Reconduit à son poste le 23 janvier 2026, le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly va poursuivre ses chantiers dans un secteur qui attend beaucoup d’un homme au fait des problèmes endogènes qui le minent depuis belle lurette. Bientôt cinq (5) ans qu’il tient les clés du département de la Communication dans les différents gouvernements […]

Reconduit à son poste le 23 janvier 2026, le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly va poursuivre ses chantiers dans un secteur qui attend beaucoup d’un homme au fait des problèmes endogènes qui le minent depuis belle lurette.

Bientôt cinq (5) ans qu’il tient les clés du département de la Communication dans les différents gouvernements qui se sont succédé. Amadou Coulibaly, c’est de lui qu’il s’agit, est un homme des métiers de la Communication. Qui, plus que lui, est au fait des réalités du secteur ? On ne le dira jamais assez, le président Alassane Ouattara et ses différents chefs de gouvernement ont mis et fait confiance à celui qu’il faut à la place qu’il faut. AM’S, comme on l’appelle communément, connaît si bien le milieu des médias que dès son arrivée à la tête du département de la Communication en avril 2021, il a pris les choses en main, mettant chacun des acteurs face à ses responsabilités. Journalistes, responsables des médias publics, patrons de presse privée, tous en ont pris pour leurs grades. Avant que celui-ci ne déroule ses plans pour un secteur plus performant.

1ere réforme : allocation familiale mensuelle de 250 000 francs CFA aux journalistes séniors

L’une des premières réformes a été l’octroi d’une allocation familiale mensuelle de 250 000 FCFA au profit des journalistes seniors plus connu sous l’appellation du Cénacle des Journalistes Séniors (CJS). 

Dès sa nomination, il a posé un acte fort, chargé de symboles et de portée humaine : l’instauration de cette allocation au profit des journalistes séniors.

Par cette décision, le ministre a tenu à réhabiliter la dignité de ces séniors qui ont consacré leur vie à informer, à éclairer et à former l’opinion publique. « Quand vous avez été une figure, une icône des médias, il est important que vous conserviez une certaine dignité, même à la retraite », disait-il, le jeudi 16 septembre 2021, lors d’une audience accordée au Cénacle son cabinet, à l’immeuble SCIAM au Plateau. A l’image du ministère de la Culture, ajoutait-il, son département a décidé d’apporter un appui mensuel aux journalistes retraités se trouvant dans des situations sociales difficiles. Une manière concrète de reconnaître leur apport à la Nation et de leur éviter une fin de carrière marquée par la précarité et l’oubli.

Cette assistance financière, bien plus qu’un simple geste de solidarité, traduit une volonté politique assumée : sortir les journalistes séniors de l’indigence et leur offrir une retraite digne, apaisée, à la hauteur des sacrifices consentis au cours de leur parcours professionnel. Elle constitue également un signal fort envoyé à l’ensemble de la corporation, rappelant que le service rendu à la société ne saurait être ignoré une fois le micro rangé et la plume déposée.

Au-delà de cet appui social, le ministre Amadou Coulibaly nourrit une ambition plus large et structurante. Il entend s’appuyer sur le Cénacle en tant qu’organe consultatif de son ministère, convaincu que l’expérience accumulée par ces Séniors constitue une richesse inestimable. Dans un contexte médiatique bouleversé par l’essor des réseaux sociaux, les dérives informationnelles et les nouveaux dangers qui menacent l’éthique journalistique, l’encadrement des jeunes générations devient un impératif. A ce titre, les journalistes séniors sont appelés à jouer un rôle central, en apportant leur sagesse, leur rigueur et leur sens de responsabilité.

Cette collaboration pourrait se matérialiser à travers des missions d’immersion dans les rédactions, des Master-class, ainsi que l’organisation de panels du Cénacle sur des questions d’actualité, ouverts au grand public. Autant d’espaces de réflexion et de partage où se croiseront des générations, dans un dialogue franc et fécond entre tradition professionnelle et exigences contemporaines.

Le premier responsable du Cénacle, le journaliste Lucien Houédanou, n’a pas caché pas sa satisfaction face à cette politique sociale novatrice. Il s’est félicité de l’attention portée par le ministre de tutelle aux journalistes retraités, soulignant que cette assistance leur permet de vivre de véritables moments de sérénité et de plénitude durant leur retraite, loin des angoisses matérielles.

Créé en octobre 2020, le Cénacle, dont le président du conseil exécutif est bien Lucien Houédanou, regroupe aujourd’hui plus d’une centaine de journalistes séniors issus aussi bien de la presse écrite que de l’audiovisuel.

2e réforme : professionnalisation de la presse ivoirienne

Comme Amadou Coulibaly, homme de  Communication mais aussi de la communication sait que pour qu’un secteur tel que celui-ci soit fort et dynamique, il faut le reformer et le professionnaliser, le ministre a initié une étude approfondie sur le modèle économique et la professionnalisation de la presse en Côte d’Ivoire. Les recommandations portent sur la gouvernance des entreprises de presse, le cadre juridique, les contenus éditoriaux, la formation, la distribution, la transition numérique, la diversification des revenus et l’aide publique à la presse. Autant de repères structurants destinés à consolider la viabilité et la crédibilité du secteur.

3e réforme : création d’une structure plus dynamique pour un accompagnement plus sûr de la presse

Pour Amadou Coulibaly, chercher à développer le secteur de la presse est l’objectif final. Mais, pour y parvenir, il faut l’accompagner. Ce qui devrait faciliter son développement. D’où, la réforme du Fonds de Soutien et de Développement de la Presse (FSDP), devenu l’Agence de Soutien et de Développement des Médias (ASDM). Cette mutation structurelle, loin d’être un simple changement d’appellation, traduit la vision ambitieuse de l’homme d’Etat, résolu à insuffler une nouvelle dynamique à l’ensemble du secteur des médias, au-delà des cloisonnements traditionnels.

La transformation du Fonds de développement en une Agence de soutien a une approche globale et inclusive du développement des médias. Désormais, l’Agence se voit confier des missions stratégiques majeures, parmi lesquelles la reconstruction du capital humain, pierre angulaire de toute industrie performante. A cela, s’ajoute la volonté d’améliorer la gouvernance du secteur, notamment à travers l’élaboration de mécanismes de labellisation et de certification des produits médiatiques, garants de crédibilité, de professionnalisme et de qualité.

Par ailleurs, l’ASDM s’inscrit résolument dans la modernité en faisant de la transition numérique un levier central de développement. Elle entend accompagner les médias dans leur adaptation aux mutations technologiques, tout en mettant en place des mécanismes de financement destinés à soutenir durablement l’écosystème médiatique. L’adaptation du cadre légal et réglementaire figure également au cœur de cette réforme, afin d’offrir un environnement plus cohérent, protecteur et propice à l’épanouissement du secteur.

Dans sa vision d’ensemble, le ministre Amadou Coulibaly ambitionne, à travers l’ASDM, de créer un environnement global assaini et stimulant, capable de favoriser l’émergence de médias solides, responsables et compétitifs. Contrairement au FSDP, dont l’action se limitait essentiellement à la presse, l’ASDM élargit désormais son champ d’intervention à l’ensemble du secteur des médias. Comme le souligne cette réforme, « l’aide publique, auparavant circonscrite uniquement à la presse, s’étend désormais à tous les acteurs des médias ».

Pour concrétiser ces objectifs, un plan triennal couvrant la période 2024-2026, d’un coût global de 12 milliards 104 millions 350 mille (12 104 350 000)  FCFA, a été adopté le jeudi 08 août 2024 à la Maison de l’Entreprise, à Abidjan-Plateau. Ce programme ambitieux illustre l’engagement constant du ministre de la Communication à bâtir un écosystème médiatique moderne, compétitif et profondément humain, au service du développement démocratique et social du pays.

4e réforme : le social au cœur du ministère

Outre le personnel des médias pour lequel le ministre Amadou Coulibaly se bat afin que le rendement soit meilleur, les travailleurs des médias ne sont pas des laissés pour compte. Le projet immobilier Les Jardins d’Ahoué qui leur est destiné traduit cette ambition durable d’offrir un cadre de vie stable et valorisant à celles et ceux qui contribuent au rayonnement de la communication nationale.

Aussi, souhaitant rapprocher davantage l’administration des citoyens, le ministère a multiplié les initiatives participatives, à l’instar des « Echanges citoyens », véritables espaces de dialogue entre responsables publics, journalistes et populations. Ces plateformes favorisent la vulgarisation des politiques publiques tout en consolidant la transparence et la redevabilité.  

5e réforme: un numérique plus responsable

Parmi les actions les plus emblématiques figure la campagne nationale #EnLigneTousResponsables, vaste programme de sensibilisation à l’usage responsable du numérique. Déployée sur l’ensemble du territoire, cette initiative lutte contre les Fake news, la cyberviolence et les dérives liées aux réseaux sociaux.

Entre 2023 et 2025, plus de 15 000 jeunes ont été touchés dans une dizaine de villes, faisant du numérique un vecteur de citoyenneté plutôt qu’un facteur de fracture sociale.

6e réforme : le SICA pour bâtir une industrie audiovisuelle compétitive

Autre innovation majeure, le Salon International du Contenu Audiovisuel (SICA). Pensé comme un catalyseur de créativité et de croissance, il ambitionne de fédérer les acteurs de l’écosystème audiovisuel afin d’en faire une industrie compétitive, génératrice de richesses et d’emplois. « Nos histoires doivent être racontées par nous-mêmes, avec nos sensibilités et notre génie créatif », affirme le ministre, plaidant pour une souveraineté narrative africaine.

7e réforme : l’Ordre du mérite de la Communication comme la reconnaissance du mérite

Parmi les initiatives remarquables, l’Ordre du mérite de la Communication occupe une place prépondérante. Institué en 2011 par décret présidentiel, il a acquis ses lettres de noblesse sous l’impulsion éclairée du ministre Amadou Coulibaly.

L’Ordre représente la reconnaissance la plus juste que l’Etat puisse offrir aux professionnels des médias et de la Communication. Depuis 2022, sous sa conduite éclairée, il connaît un essor remarquable : élargissement du nombre de distinctions, reconnaissance des acteurs de l’ombre et décorations à titre posthume, afin que nul mérite ne soit oublié.

Autant saluer résolument la reconduction du ministre de la Communication à son poste dans le gouvernement Mambé 2. Le Premier ministre et le président de la République ont vu juste et jugé nécessaire son maintien au gouvernement. Avec la confiance que ses deux membres de l’Exécutif lui renouvellent, on espère qu’Amadou Coulibaly, un homme de média et de communication, trouvera les moyens de sortir définitivement, le secteur de la presse et des médias de la gadoue dans laquelle elle est empêtrée depuis de longues années.

Ouattara Abdoul Karim

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

La Bonne Info-ci  @ 2025. Tous droits reservés.