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Côte d’Ivoire/ Insécurité routière: FDS, élus et administration publique pointés du doigt

Le gouvernement, à travers le ministère des Transports et des Affaires maritimes tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence des accidents de la route. Forces de défense et de sécurité, les élus et administration publique ne sont pas épargnés. 519 accidents de la route depuis le 1er janvier 2026 pour 164 morts et 1934 […]

Le gouvernement, à travers le ministère des Transports et des Affaires maritimes tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence des accidents de la route. Forces de défense et de sécurité, les élus et administration publique ne sont pas épargnés.

519 accidents de la route depuis le 1er janvier 2026 pour 164 morts et 1934 blessés avec comme moyenne 4 décès par jour. Les chiffres rendus publics par le Conseil national de sécurité (CNS) du 12 février 2026 donnent le tournis.

Si Amadou Koné, le ministre des Transports et des Affaires maritimes durcit le ton, prenant des mesures draconiennes pour mettre fin au drame, la Direction générale des Transports terrestres et de la circulation (DGTTC) mène son combat contre les plaques d’immatriculation banalisées. Oumar Sakho, le Directeur général, a décidé depuis le lundi 16 février 2026, de corser la lutte entamée il y a de cela quelques mois.

A la vérité, les utilisateurs de plaques d’immatriculation banalisées n’ont d’autres intentions que d’éviter les sanctions quand ils font preuve de mauvaise conduite sur les routes. Attitudes que la DGTTC dénonce et combat avec la plus grande énergie.

Lundi 16 février 2026, sur le plateau de La Quotidienne Info de la Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI), Oumar Sakho a fustigé le comportement de certains responsables qui devraient en principe servir d’exemple au bas peuple. Le Directeur général n’a pas hésité à pointer du doigt des agents des Forces de défense et de sécurité (FDS) en faute qui, dans les contrôles policiers, s’adressent à leurs frères d’armes en ces termes : « chien mange pas chien ». Une expression  visant à inciter les contrôleurs à fermer les yeux sur les impairs  par eux commis.

‘’Corps habillés’’, députés, sénateurs, maires et conseillers régionaux…

Aux FDS ou ‘’corps habillés’’ comme on les appelle communément, s’ajoutent les élus, qu’ils soient députés, sénateurs, maires, conseillers régionaux.

La semaine dernière, la toile s’était mise en branle après une vidéo filmée et diffusée montrant madame le maire de San Pedro, Nakaridja Cissé qui exprimait son mécontentement face à une « irrégularité », selon elle. A côté d’elle, son véhicule de commandement avec une plaque d’immatriculation banalisée. Toute chose qui avait suscité une interpellation de la part de la DGTTC.

« Tout comme l’occupation anarchique du domaine public dénoncé par madame le maire via une vidéo sur les réseaux sociaux, la Direction générale des Transports terrestres et de la circulation rappelle que l’utilisation des plaques d’immatriculation illégales est également interdite », rappelait la DGTTC dans un post, en réaction à l’agacement de l’élue, insistant sur le fait que « c’est tous ensemble que nous devons faire respecter les règles établies en donnant l’exemple à tous les niveaux ».  

Le maire de San Pedro était, en effet, sur le terrain pour marquer son opposition à un projet immobilier en cours de réalisation, elle trouvait que le site était destiné initialement à un espace vert, réservé à l’accueil des événements publics et des activités communautaires au lieu d’une construction d’immeuble. Elle y était pour donner des leçons, mais en a reçues en retour.

… mais aussi membres de l’administration publique

L’administration publique n’est pas en reste. « Comment résistez-vous aux pressions issues des ministres  par exemple qui pourraient prendre le téléphone et vous appeler après la mise en fourrière d’un de leur véhicule ? », a interrogé l’animateur de l’émission, Ali Diarrassouba. La réaction ne s’est pas fait attendre.

« Je ne crois pas qu’un ministre de la République puisse être à l’aise en allant défendre un cas d’incivisme avéré. Vous avez un agent de votre ministère qui, volontairement décide de cacher sa plaque d’immatriculation avec une plaque fantaisiste et vous allez plaider ? La double immatriculation est légale et chaque ministre qui a besoin d’une double immatriculation en fait la demande. Mais, à un moment donné, il va falloir comprendre que quand on prend des textes, quand on vote des lois, c’est pour les respecter. Aujourd’hui, on a pris des élus de la nation dont on a envoyé des véhicules en fourrière et je pense que les gens vont se passer le message pour qu’à un moment donné, la situation se normalise », a répondu sèchement Oumar Sacko, le DG de la DGTTC.

Ouattara Abdoul Karim     

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