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CAN 2025 : les ambitions légitimes de la Côte d’Ivoire

Championne d’Afrique en 2024, lors de la CAN qu’elle avait organisée, la Côte d’Ivoire se rendra au Maroc avec de grosses ambitions. Les Éléphants font naturellement partie des prétendants. On ne le répétera jamais assez, mais conserver son titre, que ce soit en Afrique ou ailleurs, relève presque de l’exception. Les Ivoiriens, vainqueurs de leur […]

Championne d’Afrique en 2024, lors de la CAN qu’elle avait organisée, la Côte d’Ivoire se rendra au Maroc avec de grosses ambitions. Les Éléphants font naturellement partie des prétendants.

On ne le répétera jamais assez, mais conserver son titre, que ce soit en Afrique ou ailleurs, relève presque de l’exception. Les Ivoiriens, vainqueurs de leur CAN en février 2024 face au Nigeria (2-1) lors d’une finale pourtant mal embarquée, ne l’ignorent pas. Seules trois sélections ont réalisé cette performance depuis la première édition en 1957 : l’Égypte (1957 et 1959), avant un formidable triplé jamais inégalé entre 2006 et 2010, le Ghana (1963 et 1965) et le Cameroun (2000, 2002).

Ces exemples prouvent que cela est faisable, tout comme s’imposer en Afrique du Nord quand on vient de la partie subsaharienne du continent. Le Ghana et le Nigeria l’ont fait en Tunisie (1965 et 1994), la RDC, que l’on appelait à l’époque Zaïre, en Égypte en 1974, et le Cameroun au Maroc en 1988.

Avec son statut de champion en titre, la Côte d’Ivoire est donc légitimement classée parmi les favoris les plus crédibles de la CAN, avec le Maroc, le Sénégal ou encore l’Égypte. Mais l’est-elle autant que ces trois pointures du continent ? Les avis divergent, même si tous nos interlocuteurs s’accordent pour louer la puissance de la sélection ouest-africaine.

Solide, puissante mais pas toujours flamboyante
Cédric Kanté, l’ancien défenseur des Aigles du Mali, fait plutôt de ceux qui l’estiment capable d’aller loin, et même très loin. « C’est une équipe solide, homogène, qui perd très peu. Depuis la CAN, on sent une forte cohésion entre le sélectionneur Émerse Faé et son staff technique avec les joueurs. On ne va pas dire qu’elle est toujours flamboyante, mais elle n’a pas beaucoup de failles. »

Depuis le sacre d’Abidjan, les Ivoiriens n’ont perdu que trois matches, en Zambie (0-1) et en Sierra Leone (0-1) en qualifications pour la CAN en octobre et novembre 2024, et face à la Nouvelle-Zélande (0-1) en juin dernier, lors d’un tournoi au Canada. Mais elle s’est qualifiée sans trop souffrir pour la CAN et a réussi presque un sans-faute lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 (neuf victoires, un nul), inscrivant 25 buts en dix matches sans en encaisser un seul.

Pourtant, Patrick Sangwa, le sélectionneur du Burundi, une équipe battue deux fois d’extrême justesse (0-1, 0-1) par les champions d’Afrique en titre lors des qualifications pour la Coupe du Monde, estime que cette formation peut manquer de puissance offensive. « Elle a, certes, beaucoup marqué, mais 16 de ses 25 buts ont été inscrits face aux Seychelles (9-0, 7-0), une des sélections les plus faibles d’Afrique. Et elle a souvent gagné 1-0… Elle est solide, homogène, ne panique jamais, mais offensivement, elle n’a pas vraiment de leader », résume-t-il.

« Haller, Adingra, qui avaient joué un rôle important en 2024, me semblent moins performants. C’est peut-être actuellement son petit problème, mais en phase finale, certains joueurs peuvent retrouver toute leur efficacité », poursuit le technicien burundais. Un constat que le sélectionneur des Hirondelles avance pour expliquer que la Côte d’Ivoire, « contrairement au Maroc, au Nigeria ou au Sénégal par exemple », est à ses yeux légèrement en retrait de ces sélections dans son classement des favoris.

Un candidat au titre naturel
En Côte d’Ivoire cependant, personne ne doute de la capacité de l’équipe nationale à se mêler à la lutte pour la conquête du titre. Et surtout pas Georges Kouadio, l’ancien sélectionneur de la sélection locale et des Éléphants, le temps d’un bref intérim en 2010. « La Côte d’Ivoire aura un rôle à jouer au Maroc. Elle est depuis le sacre de 2024 dans une très bonne dynamique, les objectifs sont atteints et les résultats positifs. »

L’actuel entraîneur de Siguilolo FC, s’il admet que la sélection n’est « pas toujours spectaculaire », préfère insister sur ses nombreux points forts, notamment « sa solidité, sa force mentale, sa capacité à se gérer et à endormir l’adversaire pour mieux lui faire mal. »

En 2024, les Ivoiriens s’étaient imposés à l’issue d’une accumulation de scénarios improbables. Cette année, ils laisseront au Maroc la pression à laquelle n’échappe aucun pays organisateur. Ils ne s’en plaignent pas…

Source : Jeune Afrique

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