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Côte d’Ivoire/ Crise du cacao: Bruno Koné au pied du mûr

Malgré l’intervention du gouvernement, la crise du cacao persiste. Les promesses de l’ancien ministre de l’Agriculture, Kobénan Kouassi Adjoumani avant son départ du ministère, ne produisent semble-t-il pas les fruits escomptés. Son successeur, Bruno Nabagné Koné, doit malheureusement et malgré lui, commencer ses activités gouvernementales au ministère de l’Agriculture par cette crise. Le 20 janvier […]

Malgré l’intervention du gouvernement, la crise du cacao persiste. Les promesses de l’ancien ministre de l’Agriculture, Kobénan Kouassi Adjoumani avant son départ du ministère, ne produisent semble-t-il pas les fruits escomptés. Son successeur, Bruno Nabagné Koné, doit malheureusement et malgré lui, commencer ses activités gouvernementales au ministère de l’Agriculture par cette crise.

Le 20 janvier 2026, le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières annonçait de bonnes nouvelles concernant les invendus de cacao. Selon l’ancien ministre Kobénan Kouassi Adjoumani, l’Etat a délié le cordon de la bourse pour reprendre les 123 000 tonnes de cacao invendues dans les zones de production. Les 280 milliards de F CFA promis par le gouvernement, devraient pouvoir racheter ces invendus. Mais un désaccord persiste sur le volume des stocks concernés.

Le gouvernement évoque 123 000 tonnes quand les syndicats avancent le chiffre de 700 000 tonnes. Selon certains syndicats, le gouvernement n’a pris en compte que les stocks enregistrés dans les coopératives alors que des chargements de camions restent bloqués à l’entrée des ports et des productions attendent encore dans les champs.

Toujours est-il que la crise est loin de prendre fin puisque ce lundi 2 février 2026, deux (2) grandes figures du monde paysan, Kanga Koffi, président de l’Association nationale des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (ANAPROCI), et Koné Moussa, président du Syndicat national agricole pour le progrès de la Côte d’Ivoire (SYNAP-CI), ont été interpellés. Les deux hommes ont été arrêtés suite à une plainte qu’aurait introduite le DG du Conseil Café-Cacao (CCC), Yves Brahima Koné.

Comme un vrai maçon…

Une situation qui accentue la crise du cacao en cours, que le nouveau ministre de l’Agriculture, Bruno Nabagné Koné devrait tenter de juguler au plus vite.

Le nouveau ministre, on le sait, a acquis une tonne d’expériences dans les professions qu’il a exercées de 1985 à 2011.

Aussi, depuis juin 2011, il a participé à tous les gouvernements qui se sont succédé. D’abord ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication et porte-parole du gouvernement de Côte d’Ivoire le 1er juin 2011, il a occupé cette fonction jusqu’au 12 janvier 2016. Il a ensuite été nommé ministre de l’Economie numérique et de la Poste, porte-parole du gouvernement du 12 janvier 2016 au 09 janvier 2017 avant de prendre les rênes du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Poste, porte-parole du gouvernement à partir du 11 janvier 2017. Le 10 juillet 2018, dans le gouvernement Gon Coulibaly II, il a été nommé ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme. Poste qu’il a occupé jusqu’au vendredi 23 janvier 2026, date à laquelle Bruno Koné a remplacé Kobénan Kouassi Adjoumani à la tête du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. Quinze (15) ans que le député de Kouto est sans discontinuer au gouvernement.

… au pied du mûr

A ces différents postes de responsabilité, Bruno Koné a toujours su tirer son épingle du jeu, même quand il y avait crise ou début de crise. Comme l’année dernière au ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme lorsqu’avait éclaté l’affaire Komé Bakary, du nom de cet homme d’affaires et gestionnaire foncier.

Cette fois, le ministre Koné entre de plain-pied dans un bourbier, accueilli par la plus mauvaise des manières comme l’avait expérimenté Amadou Gon Coulibaly, alors nommé Premier ministre le 10 janvier 2017.

Le défunt chef du gouvernement avait, en effet, atterri dans les mouvements sociaux de quelques 200 000 fonctionnaires auxquels s’ajoutaient plus tard, des mutineries dans l’armée, créant ainsi, une situation de tension maximale. Mais, AGC, comme on l’appelait, s’en était bien sorti avec le soutien du chef de l’Etat et du gouvernement.

Osons croire que Bruno Nabagné Koné, fort de ses expériences et grâce au soutien du président Alassane Ouattara et du gouvernement, n’aura pas tant de mal à venir à bout de cette crise du cacao.

Ouattara Abdoul Karim

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