Charles Blé Goudé, le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep) était à la Maison de la Presse au Plateau, ce mercredi 28 janvier 2026, devant les militants de son parti et le grand public pour dit-il « sacrifier à la tradition du nouvel an, mais aussi pour parler de notre pays, et dégager des perspectives pour les années à venir ».
Comme à son habitude, Blé Goudé n’a pas trahi son auditoire. Resté égal à lui-même, le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), durant environ deux heures d’horloge, s’est entretenu avec la presse, ses militants, des observateurs de la scène politique ivoirienne et le grand public. Face à ses anciens alliés qui l’accusent depuis ses années de prison à La Haye, de trahison avec le pouvoir en place, l’ancien leader des ’’ jeunes patriotes ‘’ s’est voulu une fois de plus catégorique. Evoquant sa volonté de gouverner un jour la Côte d’Ivoire, Blé Goudé a relevé deux grands courants de pensée dont les principaux acteurs ont soit quitté la scène politique soit sont en passe d’en sortir. « Le premier grand courant de pensée appartient à Houphouët-Boigny qui a brisé les chaînes du musellement extérieur avec l’abolition du travail forcé et la fin de la colonisation. Henri Konan Bédié qui est un Houphouétiste est parti. Feu Robert Guéi, un Houphouétiste est aussi parti. Et, le président Alassane Ouattara, un autre Houphouétiste est en train de partir. Le second courant de pensée est du président Gbagbo qui a lui aussi brisé les chaînes du musellement intérieur en rétablissant le multipartisme et en instaurant la liberté d’expression », a expliqué l’ancien responsable des étudiants, non sans insister : « que les gens le veuillent ou non, je suis un pur produit du Gbagboïsme », a insisté le président du Cojep dont les propos sous entendent qu’après Gbagbo, il est le mieux placé pour mener le combat de la liberté et des droits de l’Homme. C’est pourquoi, l’orateur a invité la Gauche à s’unir pour aider le peuple qui, selon lui, pleure et se sent abandonné. « A l’opposition, je voudrais dire que seuls, nous sommes une brindille facilement cassable, alors qu’unis, nous devons un balai difficile à briser », a exhorté le chef du Cojep.
Avec comme thème de cette conférence publique, « une autre Côte d’Ivoire est encore possible », l’ancien pensionnaire de la prison de Scheveningen a dénoncé les coûts élevés des produits de première nécessité, non sans insister sur la santé, l’éducation, le logement, l’agriculture, la sécurité, etc. Il a ainsi promis aux populations qui peinent « à joindre les deux bouts » d’être leur porte-voix.
« Je m’engage avec vous, à me battre pour accéder démocratiquement à la présidence de la république, un jour, avec une équipe dynamique qui connaît vos besoins, en vue de répondre à votre désir le plus profond : restaurer votre dignité », s’est-il engagé.
Il en a profité pour attirer l’attention des tenants du pouvoir sur la nécessité de relancer le dialogue républicain. « Je lance encore une fois, un appel afin de mettre à profit le calme actuel, pour reprendre le dialogue que nous avons laissé en suspens lors des différentes rencontres qui ont précédé la présidentielle d’octobre 2025 », a invité Charles Blé Goudé.
Ouattara Abdoul Karim

