C’est connu. Après son décès dans la capitale française en fin de semaine dernière, l’ancien Premier ministre guinéen Sidya Touré, né à Dimbokro en Côte d’Ivoire en 1945 reposera pour toujours dans le pays qui l’a vu naître.
En exil en Côte d’Ivoire depuis la prise de pouvoir du colonel Mamadi Doumbouya en septembre 2021, Sidya Touré est décédé à Paris le samedi 26 septembre 2026. L’ancien Premier ministre guinéen dont la dépouille était pourtant attendue à Conakry pour être inhumée sera finalement accueillie à Abidjan où le président de l’Union des Forces républicaines (UFR) devrait reposer à jamais.
Les autorités guinéennes avaient en effet, dépêché, dès l’annonce du décès, l’ambassadeur de Guinée en Côte d’Ivoire, Bachir Diallo, au domicile abidjanais du défunt, sis au quartier des 2 Plateaux, apprend le site d’information Guineenews.
Dans la cossue villa jouxtant le siège du Bureau ivoirien des droits d’auteurs (BURIDA), poursuit Guineenews, le diplomate guinéen a présenté les condoléances d’usage au nom du gouvernement guinéen et exprimé la volonté de prendre en charge les obsèques et d’assurer l’inhumation en Guinée.
Le diplomate n’a pas eu de réponse sur place. Mais, après moult concertations, la famille de l’ancien Premier ministre a décidé, hier (NDLR ; dimanche 27 septembre 2026), que l’inhumation se fera à Abidjan, informe le confrère.

A en croire des sources, la raison de cette décision familiale tient du fait que les membres de la famille ne savent pas où aller à Conakry, n’ayant plus de domicile. Dans la capitale guinéenne et préfèrent donc inhumer le défunt à Abidjan où Sidya Touré et ses proches bénéficient d’une particulière hospitalité de la part des Ivoiriens et de leur président, Alassane Ouattara, ami et ancien collaborateur, précisément Directeur de cabinet du Numéro 1 ivoirien lorsque ce dernier était Premier ministre du premier président Félix Houphouët-Boigny entre 1990 et 1993. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le chef de l’Etat ivoirien qui se chargerait des frais funéraires du leader de l’UFR.
Informés, les militants de l’UFR s’organisent pour affréter des cars afin de faire le voyage vers Abidjan par la voie routière, en vue d’assister à l’enterrement de leur leader. Tous attendent désormais la date de l’inhumation, qui n’est pas encore connue, rapporte le site guinéen.
Ouattara Abdoul Karim
