Une information judiciaire a été ouverte a son encontre pour divers chefs d’inculpation, notamment « actes terroristes » et « participation à un mouvement insurrectionnel ».
Justin Koné Katinan, vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) et ex-ministre sous la présidence de Laurent Gbagbo (2000-2011) dormira en prison ce 11 septembre. Déféré à la section antiterroriste du tribunal d’Abidjan un peu plus tôt dans la journée, il a été placé sous mandat de dépôt à l’issue de son audition. Il est poursuivi pour de multiples chefs d’inculpation, parmi lesquels « actes de terrorisme » et « participation à un mouvement insurrectionnel », indique le procureur de la République dans un communiqué.
L’opposant avait au départ été convoqué par la police, mercredi 9 septembre, à la suite d’une plainte déposée à son encontre par le parti au pouvoir, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), pour « diffamation », « injures » et « diffusion de fausses nouvelles ». Cette plainte faisait suite à des déclarations de Justin Koné Katinan, la semaine précédente, reprochant au RHDP d’être à l’origine de l’essor de l’orpaillage illégal. Un sujet qui suscite dernièrement un vif débat.
« Traquenard judiciaire »
Au cours de sa garde à vue, ce haut cadre du PPA-CI avait fait l’objet « d’une deuxième accusation pour trouble à l’ordre public, relativement à l’élection présidentielle d’octobre 2025 », selon les affirmations de son parti. Jeudi 8 septembre, ce dernier a dénoncé un « traquenard judiciaire » et une « dérive grave qui vise à criminaliser toute parole politique de l’opposition ».
(Avec AFP)
