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Côte d’Ivoire/ Affaire ‘’Etre le petit frère du chef de l’Etat n’est pas une compétence’’: l’opposition en panne d’arguments

La montée en puissance de Téné Birahima Ouattara inquiète l’opposition qui voit le vice-Premier ministre et ministre de la Défense dans une posture de successeur putatif du président Alassane Ouattara, son frère aîné. Et pourtant ! « On ne choisit pas sa famille », dit le dicton. Affi N’guessan et une certaine opinion ne semblent pas partager cet […]

La montée en puissance de Téné Birahima Ouattara inquiète l’opposition qui voit le vice-Premier ministre et ministre de la Défense dans une posture de successeur putatif du président Alassane Ouattara, son frère aîné. Et pourtant !

« On ne choisit pas sa famille », dit le dicton. Affi N’guessan et une certaine opinion ne semblent pas partager cet avis.

Dans la conférence de presse qu’il tient le jeudi 07 mai 2026 au siège de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI) à Abidjan, l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo s’est montré très critique vis-à-vis de l’ascension politique de Téné Birahima Ouattara, le frère cadet d’Alassane Ouattara.

Evoquant le pouvoir du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), l’ex-président du Conseil régional du Moronou critique « une gouvernance politique autocratique, clanique et clientéliste » qui, selon lui, « ne peut engendrer ni le progrès social, ni la cohésion nationale ».

Exhortant ses partisans à résister et refuser le système dynastique qu’Alassane Ouattara a l’ambition d’imposer, en positionnant son petit frère Téné Birahima comme potentiel successeur, Affi tente de porter l’estocade. « Etre le petit frère du Chef de l’Etat n’est pas un mérite personnel, un diplôme, une compétence, et ne peut se substituer à la loi de la démocratie, de l’égalité des chances ».

De quoi a-t-on peur en face ?

En le disant, le chef de file du FPI soulève un débat qui n’a pas lieu d’être. C’est faire injure aux Ivoiriens que de faire croire que seule, la parenté peut permettre à quiconque d’accéder au pouvoir d’Etat.

Il est vrai non seulement que le président Ouattara avait déclaré il y a belle lurette qu’il avait sous l’escarcelle une demi-douzaine de cadres pouvant lui succéder. Mais aussi, il s’était empressé de préciser que chacun d’eux devait compter sur ses capacités à convaincre les Ivoiriens, seuls décideurs du choix de leurs dirigeants.

Cela dit, si Téné Birahima Ouattara veut être le candidat du RHDP et prétendre succéder à son frère, il aura à faire montre de ses capacités à gouverner.

Ce n’est pas sa filiation qui fera de lui, d’emblée, le choix des Ivoiriens. Qui le jugeront plutôt sur ses capacités à les protéger et les conduire vers le développement.

En prélude à la présidentielle de 2030, Téné Birahima Ouattara, déjà une cible de l’opposition politique ivoirienne.

Pourquoi l’empêcher d’atteindre un objectif s’il s’en croit capable ?

La filiation ou la parenté ne devrait pas être un frein pour n’importe qui se sent capable d’apporter un plus à son pays. Si c’était le cas malheureusement, notre société serait à la base d’une sérieuse distinction entre les citoyens.  

L’opposition gagnerait plutôt à trouver des arguments prouvant que le vice-Premier ministre n’a pas les compétences pour prétendre gouverner les Ivoiriens au lieu de s’attaquer à sa parenté avec le chef de l’Etat.

L’accent est mis à satiété sur la filiation de Téné Birahima mais personne, y compris les opposants, ne font cas véritablement de son incompétence à proprement parler.

Ministre de la Défense, l’opposition a-t-elle décelé des failles depuis 2021, année à laquelle Téné Birahima Ouattara a hérité de ce département stratégique ?

Jusque-là, l’on entend dire çà et là que la Côte d’Ivoire n’est pas un royaume pour que le petit frère succède au grand frère. En le disant, tous sont d’avis que la Côte d’Ivoire n’est ni l’Arabie Saoudite ni le Maroc où c’est le fils qui succède au père.

En plus, aucune loi en Côte d’Ivoire ne stipule que le frère ne peut lorgner le poste de président de la République si son consanguin décide de ne plus être aux affaires.

A environ deux ans des élections municipales et régionales de 2028, à un peu plus de quatre ans de la prochaine présidentielle de 2030, l’opposition devrait donc miser sur la transparence des élections. Et, le Conseil des ministres du 06 mai 2026 vient de lui en donner l’occasion en dissolvant la Commission électorale indépendante (CEI), fortement critiquée depuis des années pour son incapacité ( ?) à organiser des élections incontestées.

C’est le moment pour Affi et ses pairs de travailler à obtenir un organe indépendant et crédible tel qu’ils le clament actuellement puis de s’atteler à battre Téné Birahima Ouattara à la loyale si le choix de son parti se portait sur lui en octobre 2030.

Mais lui contester le droit de se faire élire président de la République à la suite de son grand frère ne répond à aucune logique.

Comme personne n’en aurait voulu à Patrick Bédié ou à Michel Gbagbo de succéder à leurs pères Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo, alors présidents de la République.

Ouattara Abdoul Karim

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