Le samedi 12 septembre 2026, Yacine Idriss Diallo sera à nouveau élu président de la Fédération ivoirienne de Football (FIF) lors de l’Assemblée générale élective qui se déroulera à Yamoussoukro. Seul candidat à sa succession, le président de la Fédé mène pourtant une campagne ébruitée et mouvementée, parcourant le pays du Sud au Nord en passant par l’Est, le Centre et l’Ouest. Ce que certains semblent comprendre difficilement.
Il est le seul candidat à l’élection présidentielle de la Fédération ivoirienne de football (FIF). Tous les autres candidats déclarés tels les anciens footballeurs Souleymane Cissé, le président du Racing Club d’Abidjan, Zoro Marc André, Ibrahim Diallo et non déclarés mais pressentis comme son bras droit Malick Tohé ont fini par jeter l’éponge, on ne sait trop pourquoi.
En dépit de cette position confortable, Yacine Idriss Diallo, déjà vainqueur en 2022 face à Sory Diabaté et Didier Drogba, ne lésine pas sur les moyens pour rassembler tout le monde sportif ivoirien autour de lui. D’Abidjan à Gagnoa en passant par Korhogo, Abengourou, Ferkessédougou, Bouaké …, le président sortant mais déjà élu fait la ronde du pays.
A la vérité, Idriss Diallo vise un objectif : réconcilier tous les amoureux et acteurs significatifs du ballon rond non pas autour de lui mais plutôt autour du président de la faîtière. De sorte à créer une symbiose et une dynamique autour du sport roi. C’est pourquoi, comme en 2022 lorsqu’il avait été élu à la tête de la Fédé, Idriss Diallo a une fois de plus tendu la main à son adversaire d’hier, l’emblématique Didier Drogba. En invitant l’ancien goleador des Éléphants à l’accompagner, c’est l’ensemble des Ivoiriens que YID veut associer à la gestion commune du foot ivoirien. D’où, cette tournée nationale à l’allure de campagne mais qui n’en est pas une en réalité, puisqu’il est le candidat unique.
Union et le rassemblement, maîtres-mots du succès
Dans son discours de lancement de campagne, le 1er septembre 2026, Idriss Diallo a présenté un bilan élogieux de son premier mandat à la tête de la Fédération.
« Nous avons fait un choix : celui de rassembler pour développer. Durant ces quatre années, nous avons travaillé. Nous avons consolidé notre institution, renforcé l’accompagnement des clubs et poursuivi la formation. Nous avons aussi fait progresser le football féminin, intensifié le dialogue au sein de notre famille et partagé des moments exceptionnels : la CAN 2023 organisée en Côte d’Ivoire, le sacre mémorable de nos Éléphants devant le peuple ivoirien, le retour de la Côte d’Ivoire à la Coupe du Monde après plus de 12 ans d’absence, avec une qualification historique pour le second tour de cette prestigieuse compétition.
Ces résultats appartiennent à toute la Côte d’Ivoire : aux joueuses et joueurs, aux clubs, aux entraîneurs et éducateurs, aux arbitres, aux ligues et districts, aux bénévoles, à nos partenaires fidèles, aux médias qui nous ont soutenus, à l’État de Côte d’Ivoire qui n’a ménagé aucun effort, et à tous nos supporters. Ils prouvent que lorsque nous sommes unis, nous pouvons accomplir de grandes choses », s’est longuement vanté YID. Non sans aborder l’avenir qu’il place sous le signe de la transformation.
« Mais, dit-il, aujourd’hui, nous devons regarder devant nous. Le football ivoirien a changé : ses ambitions ont grandi, ses exigences aussi. Nous ne pouvons plus nous contenter de gérer nos acquis. Nous devons transformer notre football pour lui permettre d’être toujours plus performant dans la durée. C’est le sens de notre projet 2026-2030, que nous avons baptisé ‘’Transformer pour durer’’ », a situé M. Diallo, énumérant les six (6) points de la transformation qu’il entend opérer lors de son second mandat. A savoir les clubs, les compétitions, la formation et la valorisation des talents, le football féminin, la fédération et la performance.
Avec un bilan assez respectable et élogieux durant son premier mandat, l’homme veut faire encore plus pour son second mandat. Pourvu qu’il bénéficie du soutien indéfectible de l’ensemble des Ivoiriens.
Ouattara Abdoul Karim
