Le Mali et ses mercenaires russes étaient samedi 25 et dimanche 26, seuls face aux groupes terroristes qui ont osé attaquer jusqu’en plein cœur de Bamako.
Jusqu’à preuve du contraire, les faits nous ont démontré que le Mali et ses forces se sont battues seules face aux assaillants venus du nord du pays. Ni le Burkina Faso ni le Niger n’étaient sur la ligne de front pour soutenir les Forces armées maliennes (FAMA) qui ont donné le meilleur d’elles-mêmes pour résister à la charge des occupants d’un matin.
Ce lundi 27 avril 2026, la Confédération des Etats du Sahel (AES) a pondu un communiqué officiel.
Signé par le président du Burkina Faso et président en exercice de l’AES, Ibrahim Traoré, la déclaration pointe la responsabilité d’un « complot organisé » soutenu par des forces hostiles à la dynamique souverainiste engagée dans la région. A en croire le communiqué, lesdites attaques visent clairement à déstabiliser le Sahel et à semer la terreur au sein des populations civiles.
En somme, le Burkina Faso et le Niger se contentent d’un communiqué accusateur et au ton dur là où la logique aurait voulu que ces deux pays soutiennent militairement, à leur façon, leur allié malien.
Car, à la création de l’AES, il nous avait été laissé entendre que les trois Etats s’associeraient et feraient face à quelques agressions qu’elles soient.
« Ceux qui s’attaqueront à l’un d’entre nous trouveront en face d’eux, tous les Etats de l’AES », clamaient les responsables de ce mouvement.

Dans les faits, il n’y en a rien été samedi et dimanche à Kati, Kidal, Sévaré et même à Bamako, en pleine capitale.
Ouagadougou et Niamey avaient-elles la capacité d’apporter un soutien militaire à Bamako ?
En tout état de cause, rien n’y fit.
D’ailleurs, samedi, après la survenue des attaques, sur le réseau social X, un porte-parole du Front de Libération de l’Azawad avait demandé aux autorités du Niger et du Burkina Faso de rester en dehors de la situation en cours au Mali.
Cette prière aux allures de mise en garde est-elle à l’origine de l’inaction d’Ibrahim Traoré et d’Abdourahamane Tiani de peur d’être la cible de ces groupes ?
Pourtant, les trois pays forment la Confédération des Etats du Sahel avec pour objectif commun, entre autres, la lutte contre le djihadisme et le terrorisme.
Ouattara Abdoul Karim

