La littérature ivoirienne a vécu l’un de ses temps forts le 17 avril 2026, lors de la cérémonie de proclamation des lauréats organisée par l’Association ‘’Les Amis du Livre’’ au Palm Club Hôtel de Cocody.
Trois distinctions majeures ont été décernées, mettant en lumière des auteurs et critiques dont les œuvres et analyses témoignent de la vitalité du paysage littéraire national.
Le prestigieux Prix Jean-Marie Adiaffi, en hommage à Jean-Marie Adiaffi, figure emblématique de la littérature engagée, a été attribué à Tiburce Koffi. Il succède ainsi à Henri N’Koumo et repart avec une dotation d’un million de francs CFA.
Le jury, composé notamment de Dr Bedjo, Auguste Gnaléhi, Abdala Koné, Dr Cédric Marshall Kissy et Dr Hélène Lobé, a salué une œuvre d’une rare intensité, portée par une grande maîtrise stylistique et une profondeur remarquable.
Une mention spéciale a été décernée à Serge Agnessan pour son ouvrage, L’adieu à Kourouma.
Dans la catégorie critique, le Prix Brigitte Guirathé de la Critique Littéraire 2026 a récompensé Rachelle Atta.

Sous la présidence du journaliste et critique Sangaré Yacouba, le jury a distingué une plume analytique rigoureuse, capable d’éclairer les œuvres avec finesse et honnêteté intellectuelle.
A travers cette distinction, c’est toute une approche exigeante de la critique littéraire qui est mise à l’honneur.
La relève n’a pas été en reste avec le concours littéraire Madeleine Tchicaya destiné aux lycées et collèges.
Sous la présidence de Mireille Yapo, plusieurs jeunes talents ont été primés. En poésie, Brou Yako Samuel (Terminale A, lycée municipal d’Afféry) a décroché la première place, devant Loukou Moygné Yvan du Groupe scolaire Louis Lagrange de Yopougon.
En nouvelles, Sanogo Aminata (2nde C, Groupe Écoles Alfred Nobel de Marcory) s’est imposée face à Mabigné Lelenda Ouriela et Aka Ané Jaella, toutes deux issues de l’établissement ENKO. La jeune lauréate a également confirmé son talent en remportant le premier prix en théâtre.
Au-delà des récompenses individuelles, cette édition 2026 met en lumière une dynamique collective porteuse d’espoir. Entre exigence artistique, diversité des voix et engagement intellectuel, la littérature ivoirienne confirme son effervescence. Les finalistes, même non primés, ont exprimé leur fierté d’avoir pris part à une compétition de haut niveau, dans un esprit marqué par le respect et la quête d’excellence.
C.M

