Dans quelques années, le Festival des Arts et de la Culture de Gbêkè (FACG) fera parler de lui au plan national et international. A sa 3e édition, le week-end des 5 et 6 juin 2026 à Bouaké, avec le soutien de la Confédération patronale unique des PME de Côte d’Ivoire (CPU-PME CI), le festival s’est positionné comme un instrument de promotion des valeurs culturelles ivoiriennes, à l’instar du Marché des Arts et du Spectacle d’Abidjan (MASA) et du Festival des Musiques d’Anoumabo (FEMUA).
Le Festival des Arts et de la Culture de Gbêkè 2026, organisé au Centre culturel Jacques Aka de Bouaké les vendredi 5 et samedi 6 juin 2026, confirme son positionnement parmi les plus grands rendez-vous artistiques et patrimoniaux du continent, se classant désormais juste après le MASA en termes d’envergure et d’impact.
Cette édition a mis en lumière l’excellence du pagne tissé ivoirien, véritable expression de l’identité culturelle nationale et reflet de la diversité des savoir-faire régionaux.
La richesse des pagnes tissés ivoiriens
Chaque région s’illustre par une signature textile distinctive.
Le pagne Baoulé du centre, reconnu pour ses motifs symboliques et sa finesse, le pagne Sénoufo du nord, caractérisé par des teintes sobres et des formes géométriques, les pagnes Dan et Tonpki de l’ouest, aux motifs expressifs et aux couleurs contrastées, les pagnes Attié et Adjoukrou du sud, inspirés des traditions lagunaires, le pagne Yacouba, remarquable par ses bandes colorées équilibrées, le pagne Woroba, aux teintes naturelles, ancré dans la tradition mandingue et le pagne Denguelé, reconnu pour la précision et la régularité de ses motifs, témoignant d’un savoir-faire ancestral.
Une chaîne de valeur complète valorisée
Le festival a également mis en exergue toute la chaîne de valeur du pagne tissé. A savoir la culture et la transformation du coton, le filetage et la filature artisanale ou semi-industrielle, la teinture traditionnelle et moderne, le tissage sur métiers manuels, la création textile, le design et la commercialisation.
Un levier puissant d’emplois
La filière du pagne tissé représente un important gisement d’emplois. Sa structuration pourrait générer plusieurs dizaines de milliers d’emplois directs et indirects à l’échelle nationale, notamment en faveur des jeunes et des femmes, dans une dynamique d’économie culturelle durable.

Le rôle stratégique du secteur privé
Le thème de cette édition a mis en avant la valorisation du patrimoine culturel comme levier de croissance économique. Dans cette dynamique, la Confédération Patronale Unique des PME (CPU-PME) s’affirme comme un acteur clé dans la structuration de la filière, l’encadrement des artisans et l’accompagnement des initiatives entrepreneuriales.
Une action majeure a été annoncée : la formation de 25 jeunes filles aux métiers du tissage, en partenariat avec le Centre de tissage dirigé par Madame Topka, épouse Diby, commissaire générale, Présidente du GITTCO (Groupement Ivoirien du Tissage Traditionnel et de la Confection) et promotrice du festival. Cette initiative contribue à l’autonomisation économique et à la transmission des savoir-faire.
Une ouverture culturelle renforcée
La quatrième édition, prévue l’année prochaine, mettra à l’honneur la communauté Adjoukrou, illustrant la volonté du festival de promouvoir l’unité nationale à travers la diversité culturelle.
La CPU-PME félicite l’ensemble des acteurs ayant contribué au succès de cette édition. Il s’agit du ministère de la Culture et de la Francophonie, du maire de Bouaké, des établissements de formation professionnelle de la ville, du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat et de la Confédération Patronale Unique des PME (CPU-PME).
Selon la CPU-PME, le Festival des Arts et de la Culture du Gbêkê s’impose ainsi comme une plateforme stratégique de valorisation du patrimoine, de création d’emplois et de promotion d’un développement économique inclusif en Côte d’Ivoire.
O.A.K avec Sercom CPU-PME CI

